Bibliothèque

BACHARAN Nicole, PERROT Michelle, HERITIER Françoise, AGACINSKY Sylviane, La Plus Belle Histoire des Femmes, 2014, Points, 336p.

Être femme ? Comment vivre en femme sur la planète des hommes ? À chaque époque sa réponse. Mais toujours le même présupposé : ce sexe-là est le deuxième, l’inférieur. Quatre femmes d’exception nous racontent l’histoire de la condition féminine. Celle d’un combat inouï contre un ordre – moral, social et sexuel – imposé depuis l’aube de l’humanité, d’une longue marche loin d’être achevée.

BLANCHARD Véronique, Vagabondes, Voleuses, Vicieuses – Adolescentes sous contrôle, de la libération à la libération sexuelle, 2019, Bourin François Eds, 328p.

Luce : « vagabonde » ; Adèle : « voleuse » ; Émilienne : « vicieuse ». Trois mots, qui valent rappel à l'ordre, réquisitoire, sanction. Ou comment le langage, le système éducatif, la psychiatrie et l'institution judiciaire construisent le féminin, en lui opposant des contre-modèles. Dans les années 1950 et 1960, une adolescente a tôt fait de virer « mauvaise fille » : un flirt, une sortie au bal ou au café, voire une simple fugue de quelques heures peuvent suffire à enclencher l'engrenage judiciaire, qui la conduit devant le juge des enfants. Beaucoup seront ensuite placées en internat, hospitalisées, ou emprisonnées. Un mécanisme que Véronique Blanchard dévoile à travers l'analyse de centaines de documents exhumés des archives du tribunal pour enfants de la Seine.

CHOLLET Mona, Sorcières – La puissance invaincue des femmes, 2018, Zone, 240p.

Tremblez, les sorcières reviennent ! disait un slogan féministe des années 1970. Image repoussoir, représentation misogyne héritée des procès et des bûchers des grandes chasses de la Renaissance, la sorcière peut pourtant, affirme Mona Chollet, servir pour les femmes d'aujourd'hui de figure d'une puissance positive, affranchie de toutes les dominations. Qu'elles vendent des grimoires sur Etsy, postent des photos de leur autel orné de cristaux sur Instagram ou se rassemblent pour jeter des sorts à Donald Trump, les sorcières sont partout. Davantage encore que leurs aînées des années 1970, les féministes actuelles semblent hantées par cette figure. La sorcière est à la fois la victime absolue, celle pour qui on réclame justice, et la rebelle obstinée, insaisissable.

WOOLF Virginia, Une chambre à soi, 10/18, 2001, 176p.

Avec une irritation voilée d'ironie, Virginia Woolf rappelle dans ce délicieux pamphlet comment, jusqu'à une époque toute récente, les femmes ont été savamment placées sous la dépendance spirituelle et économique des hommes et, par voie de conséquence, réduites au silence. Il manquait à celles qui étaient douées pour affirmer leur génie de quoi vivre, du temps et une chambre à soi. "

SCHMIDT Fiona, Lâchez-nous l’utérus ! En finir avec la charge maternelle, 2020, Hachette Pratique, 256p.

Tant que l’on considérera que la maternité n’est pas une option mais une preuve de la féminité, tant que la parentalité restera d’abord une affaire de femmes, donc que c’est à elles de concilier leurs douze journées, les inégalités persisteront, non seulement entre les femmes et les hommes, mais aussi et avant tout entre les femmes. A nous de décider qu’elles ne sont pas une fatalité.

ATWOOD Margaret, La servante écarlate, Robert Laffont, 2019, 560p.

Devant la chute drastique de la fécondité, la république de Gilead, récemment fondée par des fanatiques religieux, a réduit au rang d’esclaves sexuelles les quelques femmes encore fertiles. Vêtue de rouge, Defred, « servante écarlate » parmi d’autres, à qui l’on a ôté jusqu’à son nom, met donc son corps au service de son Commandant et de son épouse. Le soir, en regagnant sa chambre à l’austérité monacale, elle songe au temps où les femmes avaient le droit de lire, de travailler… En rejoignant un réseau secret, elle va tout tenter pour recouvrer sa liberté.

RAY-ROBERT Valérie, Le Sexisme, une affaire d’homme, 2020, Libertalia, 264p.

"Les violences patriarcales sont le produit d'un système de croyances dans lequel les hommes doivent dominer. La masculinité est partout liée au pouvoir et au contrôle ; les garçons l'apprennent dans leurs familles, par les médias, leurs copains, les jeux, le sport. Et mut en apprenant qu'il faut être fort et puissant, ils apprennent aussi que ce qui est féminin vaut moins que ce qui est masculin". "On ne naît pas homme, on le devient". C'est en partant de ce postulat que Valérie Rey-Robert analyse la construction du genre. Selon elle, le principal problème des violences faites aux femmes est la virilité.

HERITIER Françoise, La différence des sexes, Bayard, 2019, 104p.

C'est en fait un condensé de son oeuvre, accessible à tous, que Françoise Héritier nous offre ici. Les différences objectives entre les sexes entraînent-elles des différences d'aptitudes, des différences dans le domaine juridique, professionnel, et la domination d'un sexe sur l'autre ? Ses différences sont-elles naturelles ou culturelles ? Une leçon limpide sur l'égalité entre hommes et femmes, loin d'être acquise dans le monde et même dans nos sociétés.

HOOKS Bell, Ne suis-je pas une femme ? – Femmes noires et féminisme, Cambourakis, 2015, 304p.

« Ne suis-je pas une femme ? », telle est la question que Sojourner Truth, ancienne esclave, lança en 1851 lors d’un discours célèbre, interpellant féministes et abolitionnistes sur les diverses oppressions subies par les femmes noires : oppressions de classe, de race, de sexe. Héritière de ce geste, bell hooks décrit dans ce livre paru en 1981 aux États-Unis les processus de marginalisation des femmes noires. Elle livre une critique sans concession des féminismes blancs, des mouvements noirs de ­libération, et de leur difficulté à prendre en compte les oppressions croisées. Un livre majeur du « Black Feminism », un outil ­nécessaire pour tou·te·s à l’heure où, en France, une nouvelle génération d’Afroféministes prend la parole.

DE GOUGES Olympe, Femme, réveille-toi ! – Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, Gallimard, 2014, 112p.

«Femme, réveille-toi ; le tocsin de la raison se fait entendre dans tout l'univers ; reconnais tes droits. Le puissant empire de la nature n'est plus environné de préjugés, de fanatisme, de superstition et de mensonges. Le flambeau de la vérité a dissipé tous les nuages de la sottise et de l'usurpation. L'homme esclave a multiplié ses forces, a eu besoin de recourir aux tiennes pour briser ses fers. Devenu libre, il est devenu injuste envers sa compagne. Ô femmes ! femmes, quand cesserez-vous d'être aveugles ?» Un ton résolument frondeur, une langue énergique, un propos engagé, par l'une des grandes voix féminines de la Révolution française.

CLAIR Isabelle, Sociologie du genre : sociologie contemporaine, 2012, Armand Colin, 128p.

Traduit de l’anglo-américain, le concept de genre s’est progressivement imposé en France au cours des quinze dernières années. Il recouvre désormais un corpus incluant d’autres concepts qui l’ont précédé, tels que « rapports sociaux de sexe » ou « domination masculine ». L’objectif de ce manuel est de mieux cerner la polysémie du genre et d’introduire aux recherches prolifiques qui sont rassemblées sous sa bannière.

DESPENTES Virginie, King Kong Théorie, Lgf, 2007, 160p.

L'auteur sulfureux de Baise-moi signe une émouvante autobiographie ponctuée d'analyses sur la situation de la femme dans notre société. De la punk violée de 17 ans à l'écrivain douée, en passant par la prostituée occasionnelle, ce livre retrace toute une évolution personnelle, enrichie par la lecture des théoriciennes majeures du féminisme américain (d'Angela Davis à Judith Butler). Le manifeste radical et écorché vif pour un nouveau féminisme.

GROULT Benoîte, Ainsi soit-elle, Lgf, 1977, 220p.

On a longtemps pris la parole de l’homme pour la vérité universelle et la plus haute expression de l’intelligence, comme l’organe viril constituait la plus noble expression de la sexualité. Il faut que les femmes crient aujourd’hui. Et que les autres femmes – et les hommes – aient envie d’entendre ce cri. Qui n’est pas un cri de haine, à peine un cri de colère, car alors il devrait se retourner contre elles-mêmes. Mais un cri de vie. Il faut enfin guérir d’être femme. Non pas d’être née femme mais d’avoir été élevée femme dans un univers d’hommes, d’avoir vécu chaque étape et chaque acte de notre vie avec les yeux des hommes et les critères des hommes. Et ce n’est pas en continuant à écouter ce qu’ils disent, eux, en notre nom ou pour notre bien, que nous pourrons guérir.

NGOZI ADICHIE Chimamanda, Chère Ijeawele, ou un manifeste pour une éducation féministe, Gallimard, 2017, 84p.

"Je suis convaincue de l'urgence morale qu'il y a à nous atteler à imaginer ensemble une éducation différente pour nos enfants, pour tenter de créer un monde plus juste à l'égard des femmes et des hommes." À une amie qui lui demande quelques conseils pour élever selon les règles de l'art du féminisme la petite fille qu'elle vient de mettre au monde, Chimamanda Ngozi Adichie répond sous la forme d'une missive enjouée, non dénuée d'ironie, qui prend vite la tournure d'un manifeste.

BOURDIEU Pierre, La domination masculine, Seuil, 1998, 192p.

Pierre Bourdieu y développe une analyse sociologique des rapports sociaux entre les sexes, qui cherche à expliquer les causes de la permanence de la domination des hommes sur les femmes dans toutes les sociétés humaines. Le livre s'appuie en particulier sur une étude anthropologique de la société berbère de Kabylie.

A Camille, Je m’en bats le clito – et si on arrêtait de se taire, kiwi, 2019, 256p.

Dans ce livre unique en son genre, l'auteure met à bas tous les tabous liés à la sexualité féminine dans notre société : masturbation, règles, relations amoureuses, etc. dans une forme qui a fait son succès sur la toile : un enchaînement de punchlines coup de poing, pour la plupart illustrées. S'y ajoutent des textes engagés ainsi que des fiches pratiques et instructives : grandes figures féministes et humanistes de l'histoire, schémas anatomiques, playlists musicales, oeuvres artistiques engagées qui inspirent l'auteure, signification cachée d'œuvres mythiques, invitations à dessiner son corps sans complexe, etc.

HALIMI Gisèle, La cause des femmes, Gallimard, 1992, 352p.

Le féminisme, c'est quoi ? Ça existe ? Aujourd'hui ça pourrait exister. Et pour quoi faire ? «Les femmes ont tout obtenu», répondent-ils, et même répondent-elles, quelquefois. Et pour quels résultats ? La solitude de fond de la féminité, et la déroute de nos mâles devant leurs égales. «La super woman» est épuisée. Quant au commun des hommes, sans le «miroir grossissant» que présentait, à ses exploits masculins, sa compagne d'antan, il se sent réduit de moitié. Donc grandeur nature. [...] Enfermée dans son rôle féminin, la femme ne mesure pas à quel point son oppresseur est lui-même prisonnier de son rôle viril. En se libérant, elle aide à la libération de l'homme.

VANNEAU Victoria, La Paix des ménages. Histoire des violences conjugales, XIXe-XXIe siècle, 2016, Anamosa, 368p.

Si la question des violences conjugales est aujourd'hui présente dans les médias et l'espace public comme un " fait de société ", nommé et condamné, jamais leur histoire, ou plutôt celle de leur lente définition, n'en avait été écrite : c'est chose faite avec ce livre, contribution majeure à la compréhension du XIXe siècle et à la définition de ces " brutalités domestiques ".

VANNEAU Victoria, La Paix des ménages. Histoire des violences conjugales, XIXe-XXIe siècle, 2016, Anamosa, 368p.

Si la question des violences conjugales est aujourd'hui présente dans les médias et l'espace public comme un " fait de société ", nommé et condamné, jamais leur histoire, ou plutôt celle de leur lente définition, n'en avait été écrite : c'est chose faite avec ce livre, contribution majeure à la compréhension du XIXe siècle et à la définition de ces " brutalités domestiques ".

BA Mariama, Une si longue lettre, Rocher Eds du, 2001, 176p.

Les confidences d'une veuve sénégalaise à sa meilleure amie. Entre résignation et volonté de changer la vie, tableau intime de la condition féminine en Afrique par une romancière qui en deux livres s'est imposée comme une voix majeure de la littérature africaine.

CHEMALY Soraya, Le pouvoir de la colère des femmes, 2019, Albin Michel, 368p.

Nous sommes en colère et nous avons toutes les raisons de l'être : toute notre vie, on nous incite à maîtriser nos réflexes et nos émotions. Mais à force de la réprimer, cette colère se transforme en un ressentiment sourd, ronge nos corps et nos esprits, nous freine sur le terrain social et culturel. Or, c'est une de nos plus grandes ressources, l'outil le plus puissant contre l'oppression, politique, sociale ou privée. Il est temps de l'exprimer et de se réapproprier son pouvoir afin d'en finir avec la culture de la peur qui nous conditionne depuis trop longtemps. Car la colère est le signe d'un élan vital, le catalyseur du changement. Sans elle, bien des femmes qui ont réussi ne seraient pas devenues ce qu'elles sont. Quand viendra-t-on à bout du cliché misogyne selon lequel un « homme en colère » a du caractère, alors qu'une femme est une « hystérique » ?

BODELOT Julie, J’aimais le diable, Formbox éditions, 2019, 268p.

Témoignage, histoire d'amour, thriller, support pédagogique. Un livre pour les professionnels et l'entourage pour mieux comprendre les victimes de violences conjugales et adopter la bonne posture pour recueillir l'expression de leur souffrance.

CHOLLET Mona, Beauté Fatale – Les nouveaux visages d’une alinéation féminine, La découverte, 2015, 296p.

Soutiens-gorge rembourrés pour fillettes, obsession de la minceur, banalisation de la chirurgie esthétique, prescription insistante du port de la jupe comme symbole de libération : la " tyrannie du look " affirme aujourd'hui son emprise pour imposer la féminité la plus stéréotypée. Décortiquant presse féminine, discours publicitaires, blogs, séries télévisées, témoignages de mannequins et enquêtes sociologiques, Mona Chollet montre dans ce livre comment les industries du " complexe mode-beauté " travaillent à maintenir, sur un mode insidieux et séduisant, la logique sexiste au cœur de la sphère culturelle.

HERVE Christian, STANTON-JEAN Michèle, RIBAU-BAJON Claire, Violences sur le corps de la femme. Aspects juridiques, culturels et éthiques, 2012, Dalloz, 210p.

Ce livre montre l'importance de la culture dans les violences faites sur le corps de la femme en rapport avec les normes actuelles du droit de la santé, du droit aux soins et les apports de la médecine légale, tant au niveau des pratiques médico-judiciaires que sont l'expertise et la pratique des autopsies.

ZEILINGER Irene, Non c’est non. Petit manuel d’autodéfense à l’usage de toutes les femmes qui en ont marre de se faire emmerder sans rien dire, La Découverte, Paris, 2008, 252p.

Ce petit guide pratique vise à donner aux femmes, avec humour et pédagogie, et indépendamment de leur âge ou de leur condition physique, les moyens de se sentir plus fortes, plus sûres d'elles-mêmes et plus aptes se protéger.

ERNAUX Annie, L’événement, Gallimard, 2001, 144p.

«Depuis des années, je tourne autour de cet événement de ma vie. Lire dans un roman le récit d'un avortement me plonge dans un saisissement sans images ni pensées, comme si les mots se changeaient instantanément en sensation violente. De la même façon entendre par hasard La javanaise, J'ai la mémoire qui flanche, n'importe quelle chanson qui m'a accompagnée durant cette période, me bouleverse.» Annie Ernaux.

Le Monde, Femmes d’exception, 2019.

Marie Curie, Simone Veil, Agatha Christie, Indira Gandhi, Simone de Beauvoir, Jane Austen, Frida Kahlo, George Sand, Joséphine Baker, Maria Montessori, Le Monde revient sur 10 femmes d’exceptions à travers 10 biographies.

DE BEAUVOIR Simone, Le deuxième sexe, Gallimard, 1986, 416p.

«Nous commencerons par discuter les points de vue pris sur la femme par la biologie, la psychanalyse, le matérialisme historique. Nous essaierons de montrer ensuite positivement comment la "réalité féminine" s'est constituée, pourquoi la femme a été définie comme l'Autre et quelles en ont été les conséquences du point de vue des hommes. Alors nous décrirons du point de vue des femmes le monde tel qu'il leur est proposé ; et nous pourrons comprendre à quelles difficultés elles se heurtent au moment où, essayant de s'évader de la sphère qui leur a été jusqu'à présent assignée, elles prétendent participer au mitsein humain.»Simone de Beauvoir.

TUAILLON Victoire, Les couilles sur la table, 2019, Binge Audio, 255p.

Adapté du podcast phénomène Les Couilles sur la table, ce livre est une synthèse indispensable et passionnante de ce que l’on sait sur la virilité, la masculinité et les hommes.

PERROT Michelle, En finir avec la culture du viol, 2018, Les Petits Matins, 178p.

" Ce livre paraît au bon moment. D'une actualité brûlante, il propose une réflexion fondamentale pour nourrir les débats qui parcourent notre société. "

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